July 20, 2016 Lebanon Middle East

Cinq étapes gourmandes. Visiter le Liban par le goût!

Magazine a rencontré Anthony Rahayel, le plus gourmand des Libanais et auteur du blog No garlic No onions. Très loin des clichés, il nous fait découvrir un autre Liban, celui des délices. Pour lui, le pays du Cèdre est, sans aucun doute, le plus beau pays du monde et il est grand temps de le redécouvrir par ses saveurs. Visite guidée en cinq étapes: Byblos, Tripoli, Saïda, Baalbeck et Sour.

Byblos et son kaak mhammas

Pour Anthony Rahayel, «Byblos c’est les Phéniciens, le Liban d’antan et le vieux souk. Byblos est le contraste de l’ancien et du renouveau. C’est le tourisme, les saveurs du monde, c’est prendre un verre dans un des bars du vieux souk. Byblos est la jeunesse, le Bonheur! C’est la fraîcheur, c’est l’été».
Pour cette première étape, c’est un petit-déjeuner que recommande le gourmet libanais à Byblos. «Il faut goûter le kaak mhammas de Jbeil, cette grosse boule de pain croquante et parsemée de grains de sésames noirs. A déguster tout simplement avec un peu de labné et d’huile d’olive, c’est juste le bonheur. Pour le poisson, je préconise de faire quelques kilomètres de plus pour visiter la jolie cité de Batroun et s’y arrêter afin de déguster un sandwich de poissons».

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Tripoli la ville aux 1 001 délices

Quand il parle de Tripoli, Anthony Rahayel a littéralement les yeux qui brillent. «C’est mon coup de cœur! s’exclame-t-il. Cette ville est littéralement bourrée de charme et de saveurs en tous genres!». Quel plaisir de se balader dans la vieille ville et de goûter une de ses nombreuses gourmandises aussi délicieuses que bon marché.
«Tripoli, c’est bien sûr l’achta, les desserts, le fameux halawit el-jeben ou la kaaké traboulsié, mais aussi tellement plus que cela!Tripoli, c’est un café turc à 250 livres libanaises (L.L.) sur le port, c’est le marché aux poissons à 6h du matin comme au bon vieux temps ou des surprises en série comme un sandwich de moughrabiyé! J’invite tout le monde à découvrir cette ville loin des clichés».

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Baalbeck et la sfiha baalbakié

Baalbeck est, sans aucun doute, la ville la plus généreuse du Liban. «Vous aimerez ses habitants, là-bas tout le monde s’aime, c’est grandiose. Là encore, je répète: n’ayez plus peur de monter à Baalbeck, partez à la rencontre de ses habitants. Allez goûter le plus fameux des sfiha du pays et ne manquez pas la kafta cuite sur du bois à la façon baalbakiyée. La sfiha c’est leur hommos national, the blood of the city».

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Sour la ville des pêcheurs

A Sour, il ne faut absolument pas manquer le meilleur hommos et foul du pays. Il est cuit pendant quinze heures. La petite échoppe ouvre à 2h du matin, car il s’agit du petit-déjeuner des pêcheurs. A 10h du matin, le succès est tel qu’il n’y a déjà plus rien! Sour c’est l’été: les sorties, la vie, une bière fraîche au coucher du soleil, les maillots de bain… Ici, tout le monde est heureux, c’est toujours la fête.

Tyre

Souk el-Akel, le rendez-vous des gourmets

Tous les jeudis soirs, le centre-ville de Beyrouth est en effervescence avec Souk el-Akel, ce marché aux 1001 délices ou plus communément appelé Street Food Market.
L’ambition d’Anthony Rahayel avec cet événement qui fait un véritable tabac est de faire redécouvrir aux Libanais les régions oubliées du Liban en leur redonnant vie par ces marchés aux saveurs épiques.
«Nous avons choisi le centre-ville de Beyrouth, car il s’agissait d’une région de la capitale qui a gravement pâti des événements depuis 2005 et nous voulions lui redonner son dynamisme», explique Anthony.
Au mois d’avril dernier, Souk el-Akel a été délocalisé à Saïda et a attiré 7 500 personnes. Le gourmet ne compte pas s’arrêter là et va partir à l’assaut de tout le Liban: Zouk Mickael, Broummana et Zahlé. «Nous voulons redonner vie à toutes nos belles régions libanaises parfois tristement oubliées».

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Pour bien boire, la route du vin

Le Liban compte aujourd’hui 55 producteurs de vins. Il y a les plus connus bien sûr, mais Anthony invite les curieux à aller chercher les petits producteurs. «Pour une jolie balade, il ne faut pas manquer les domaines de Batroun et bien sûr ceux de la Békaa. Il faut goûter le blanc de Kawan et le rouge d’Ixir», préconise Anthony Rahayel.

Wine

L'Hebdo Magazine by Soraya Hamdan

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